"Le tailleur gris", d'Andrea Camilleri

Publié le par Paco

le tailleur grisUn mot sur l'histoire

Pour un banquier de renom fraîchement retraité, les jours ont la couleur de l'ennui. Il observe Adele, son épouse de vingt-cinq ans sa cadette. Adele est une femme nantie et respectée, belle à en mourir. Adele a un appétit sexuel démesuré, mais fait chambre à part depuis trois ans. Adele le trompe, et il le sait. Et quand elle revêt sont tailleur gris, Adele cache des secrets plus noirs encore.

 

Mon avis:

Nous voici dans un roman qui n'est pas dans le style habituel de Camilleri. Nous sommes loin des passionnantes enquêtes policières du commissaire Montalbano dans sa Sicile natale. Ce roman, qui se lit d'une traite, assez court, l'est aussi dans son état général, court, plat. La grande qualité d'écriture y est, sur ce point, un grand respect. Camilleri nous relate la vie d'un banquier de renom fraîchement retraité, dont on ne saura jamais le nom, qui est marié à Adele, de vingt-cinq ans sa cadette, belle, attirante, avec un appétit sexuel sans précédent. Mais son ardeur, sa fougue, elle ne la partage pas avec son mari, avec qui elle fait d'ailleurs chambre à part depuis trois ans. Et son mari, il le sait, mais ne dit rien. Il observe, il subit, pose quelques questions sans essayer de trop vraiment la déranger. Nous sommes là dans une relation tout à fait particulière qui peut paraître passionnante, mais pour ma part je n'ai pas croché. La narrateur de ce récit, le mari cocu, nous livre ses sentiments, ses états d'âme, et ses craintes quant à sa situation de couple. Il fait un peu pitié le vieux et en plus il tombe gravement malade. Sa femme, qui l'aime tout de même apparemment, va s'occuper de lui avec tendresse durant cette maladie. S'occuper de lui oui, mais pour arriver à quelles fins? Une femme que le lecteur n'arrivera jamais cerner. Pourquoi "Le tailleur gris" allez-vous me dire? Lorsqu'elle le revêt, ce n'est pas vraiment bon signe... 

Je ne vais pas vous décourager, je connais des lecteurs qui ont adoré ce roman, mais pour ma part, ça n'a pas pris.  


Publié dans Littérature italienne

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