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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 13:31

LeMague logo OKRencontre entre le magasine culturel français LeMague.net et mon blog "Passion-romans"

Une belle opportunité tient-elle forcément du hasard? Si tel est le cas, pour ma part, le hasard a parfaitement bien fait les choses!

Quel honneur pour moi - et pour mon blog - d'être interviewé par ce magasine concernant mon site et ma passion pour la littérature! Lors de cet échange enrichissant, vous saurez pourquoi j'ai tenu à créer ce blog "Passion-romans", vous découvrirez mes goûts littéraires, ma vision sur les différents genres, mon avis sur certains auteurs. Je vous explique également pourquoi j'aime autant les romans noirs, voir très noirs parfois...

Merci à Franck Dit Bart, rédacteur pour le magasine LeMague.net, de m'avoir donné cette magnifique opportunité qui ne tient, finalement, pas vraiment du hasard! 

 

Suivez le lien et bonne lecture!    - L'INTERVIEW -

 

 



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Voir les 0 commentaires - Par Paco - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en... - Publié dans : interviews
Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 18:13

a la folie"A la folie", de Pascal Marmet
Éditions France-Empire, 2012
Site de l'auteur, c'est ICI 

Merci à l'auteur pour l'envoi de son roman!

Pascal Marmet nous permet de faire un bout de route avec deux personnages très différents l'un de l'autre; un homme et une femme dont la probabilité de rencontre n'était finalement que très faible. Aussi improbable qu'un peuple d'Inuits rencontre une tribu Adjoukrou de Côte d'Ivoire! Le destin en a voulu autrement et a choisi - si l'on peut vraiment utiliser ce terme pour une fatalité - de le faire dans des circonstances pour le moins étonnantes et troublantes. L'auteur nous offre deux narrateurs principaux pour avancer dans ce roman, cet homme et cette femme justement, ce qui nous permet parfois d'avoir deux points de vue sur une scène, deux caméras branchées sur des perceptions différentes. Cet aspect m'a plu, alors il faut le dire!

A présent, réduire deux personnages à de simples caméras, loin de là mon intention! D'autant plus qu'ils nous sont présentés d'une manière détaillée, développée, l'auteur semble les avoir bien observés dans sa tête avant de les faire naître sur les pages de son roman. Des personnages vivants, comme j'aime parfois les qualifier.

Pascal Langle, homme dans la force de l'âge, metteur en scène et propriétaire d'un théâtre à Nice qui part gentiment mais sûrement à la dérive, reçoit un appel un peu particulier. Un notaire établi à Paris l'informe que l'un de ses clients, un psychanalyste, vient de décéder et a souhaité que des cahiers appartenant à ses anciens patients soient remis à leurs propriétaires ou à leurs proches. Pascal Langle se voit remettre un cahier portant étrangement le no 11.

Cet homme, déjà profondément marqué par la mort brutale - maladie foudroyante -  de sa fiancée dix ans auparavant, Ludmilla, envers laquelle il vouait un amour sans précédant, reçoit un nouveau choc dévastateur qu'il accueille en pleine poire. Ce journal intime portant le no 11 est écrit par sa Ludmilla et il n'en connaissait absolument pas l'existence. Déjà qu'il essayait de caser sa tendre défunte dans une partie bien enfouie de sa mémoire pour tenter de moins souffrir, voici des blessures profondes qui vont éventuellement ressurgir! Peur d'ouvrir ce journal, craintes, appréhensions, douleurs... Troisième frappe dans la mâchoire lorsqu'il remarque que ce fameux cahier commence par ces mots:

"Pascal Langle, il porte le numéro 11, et me libère du 10 ..."

Coup de théâtre pour cet homme qui a déjà du mal à s'en sortir avec le sien! Changement de décors; Pascal Marmet nous emmène ensuite à Paris, à la rencontre de Joanna, notre seconde narratrice. Cette fille, bloggeuse et pigiste pour des petits magasines de mode, vit tant bien que mal avec le peu d'argent qui rentre dans ses poches trouées. Néanmoins, cette jeune fille enthousiaste au caractère débordant de malice, de culot et d'audace, respire la joie de vivre et est sans conteste l'opposée de notre ami Pascal Langle. Les opposés s'attirent paraît-il? Nous verrons bien...

Notre jeune héroïne qui a réussi par son audace légendaire et son bluff à se faire embaucher par une grande chaîne de mode, se lie d'amitié avec Lucy, fille à papa, qui accepte sans hésiter à la prendre comme colocataire dans son appartement situé dans les beaux quartiers, mais néanmoins petit... Humour à la Marmet que j'adore:

"La salle de bains a été pensée par des pygmées! On peut se soulager en vérifiant l'eau du bain et en rangeant l'armoire à pharmacie..." 

Les choses se compliquent et les synapses du lecteur commenceront à se réveiller grave lorsque Joanna sera contactée par ce même notaire et se verra remettre un cahier similaire à celui de Pascal Langle, mais portant lui le no 3. Ludmilla... Son contenu sera plus que troublant pour notre jeune fan de mode. Non, je ne vais pas vous dévoiler le contenu, cela serait tout de même un peu facile, bande de curieux... Joanna part alors à la recherche de réponses, d'explications et ce voyage ne sera pas sans répit et surtout sans danger. Une expédition à la hauteur de son tempérament! Qu'est-ce qui la relie à Pascal Langle? Et pourquoi? Les moyens qu'elle utilisera seront aussi audacieux que sa personne pour le savoir. 

S'ensuit une rencontre, une course-poursuite pédestre mémorable dans les rues de Paris, de l'action et surtout beaucoup de questions. Le fantôme de Ludmilla reste avec nous en toile de fond; l'intrigue commence là, avec ces fameux journaux intimes qui suscitent de l'intérêt pour bien des personnes, étonnamment. Ce récit quelque peu romantique tourne au noir, au bien noir même, en dévoilant et en réveillant une vieille histoire morbide qui remonte à la surface. Manipulations génétiques, égoïsme et fascination mal placée; voilà quelques éléments qui ne vous seront pas étrangers lors de cette lecture. Quelle est cette vérité qui n'a surtout pas intérêt à être dévoilée? Quels secrets abominables cachent les écrits de Ludmilla? Pascal Marmet vous emmène jusqu'au dénouement avec une écriture fluide, agréable, en compagnie de personnages attachants et bien épais, et vous lèvera le voile sur toute cette ignoble machination.  

A présent, en ce qui concerne les points négatifs, j'aurais souhaité que l'auteur pousse beaucoup plus loin la seconde partie de son roman. J'ai l'impression qu'il s'est concentré sur la première partie, qui, je le dis haut et fort, est vraiment bien amenée. Je le répète, les personnages me plaisent énormément sur le plan psychologique, mais le démêlement de l'intrigue, son dénouement, sont trop vite expédiés et légèrement négligés sur certains détails que j'estime importants. La captivité, la psychologie du personnage qui est confrontée à cette détention, justement. Un personnage que j'aurais voulu d'avantage connaître. Le déroulement de ces fameux événements machiavéliques manque un peu d'épaisseur à mon goût.  Deuxième couac, seconde fausse note, l'éclaircissement de l'intrigue; elle me semble un peu tirer par les cheveux sur certains points et il y a trop de hasard, trop de coïncidences qui me dérangent. Mais bon après tout on dit que le hasard fait bien les choses, alors tant mieux!

Mais je vous rassure - et l'auteur par la même occasion - ces deux aspects négatifs à mes yeux sur l'ensemble de l'oeuvre, ça n'enlève rien au plaisir que j'ai eu à découvrir ce récit romantico-noir (encore un mot que j'invente). Et le but pour un auteur c'est quoi? Donner du plaisir aux lecteurs non? Pari réussi en ce qui me concerne. 

Une question que je me suis posée; Pascal Marmet est-il un féru de théâtre? Car je dois reconnaître qu'il en parle avec passion au travers du personnage de Pascal Langle, et c'est plaisant! Voilà petit clin d'oeil fermé et la parenthèse par la même occasion...  Bonne lecture.

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Voir les 3 commentaires - Par Paco - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en... - Publié dans : Littérature française
Jeudi 17 mai 2012 4 17 /05 /Mai /2012 22:59

Dagmar"Dagmar", de Franck dit Bart
Editions Kirographaires, 2012
Blog de Dagmar: c'est ici!

Merci à toi Franck pour m'avoir remis ton roman totalement hors normes! Merci aussi pour ces quelques échanges qui m'ont permis de comprendre cette oeuvre sur un angle juste! (Si tu vois ce que je veux dire  :-) )

Je découvre et fais connaissance avec Franck dit Bart par ce roman fou, ce récit ou plutôt ce conte - comte de Transylvanie? - qui m'a totalement déconcerté. Oui car ce livre puissamment déganté et engagé met en scène Dagmar, jeune fille devenue vampire suite à une rencontre inopinée. Mais pas le genre de goule que vous retrouvez dans certaines séries débiles qui envahi nos écrans et qui noircissent les lignes de certains romans vampiriques que je qualifierais de... classiques, ordinaires et banals. Ce n'est pas non plus ici que vous retrouverez une ambiance de Dracula!  

Franck dit Bart revisite le genre avec une maîtrise d'écriture folle, des jeux de mots époustouflants pour le moins originaux, et nous présente un personnage troublant, attachant aussi, qui s'exprime d'une manière on ne peut plus direct! Imaginez cette suceuse de sang (pas que de sang d'ailleurs...), cette croqueuse de vie (pas que de vie non plus...) qui tue ses victimes en articulant des vers d'un certain poète - père du surréalisme - tout ceci dans une ambiance passionnément pornographique. Oui c'est cru, mais vraiment un bon cru! Un millésime sang pour sang intriguant! vous allez voir...

Pas facile de chroniquer ce roman atypique qui ne peut être défini dans un genre bien précis. Roman vampirique? Roman historique? Argumentatif? Poétique ou même un polar? C'est incontestablement un grand voyage initiatique dans le monde de l'expressionnisme et du combat pour les minorités qu'effectue Dagmar, notre personnage à deux visages assoiffé de connaissance, de vie, d'amour et de sang! Cette jeune fille de 16 ans qui a quitté sa famille - qu'elle renie désormais totalement - débarque à Berlin; nous sommes au début des années 1900. Elle se retrouve rapidement livrée à elle-même et bascule dans le milieu de la prostitution. Franck dit Bart nous décrit ce bas-monde répugnant et immonde d'une manière abrupte et acerbe, bref, ne mâche pas ses mots! Notre jeune héroïne va essuyer les actions perverses, sadiques et malsaines d'énergumènes pourris jusqu'à la moelle, à l'haleine fétide limite en putréfaction, à l'image de PDG - pue de la gueule, maquereau intouchable aux appuis non négligeables. 

L'auteur nous fait continuellement basculer entre deux époques; celle où Dagmar débarque justement à Berlin et débute ainsi son périple qui va la conduire auprès de personnages au combien fascinants pour elle, mais également (presque) de nos jours, à Paris - où Dagmar est à présent Bluty, ange immortelle, vampire à l'esprit vengeur qui va faire couler beaucoup de sang et devenir l'ennemi public no1. Pourquoi et comment est-elle devenue cet être avide d'hémoglobine? Pourquoi est-elle aussi révoltée? Je ne vais tout de même pas tout vous dévoiler dans cette chronique... Mais parfois l'amour peut-être renversant et surnaturel. 

homme-et-femme-mer.jpgFranck dit Bart, par la croisade de Dagmar dans le Berlin du début du XXème siècle, nous plonge dans le milieu de l'expressionnisme, auprès de personnages qui le pratique et le représente, à l'image d'Ernst Ludwig Kirchner, plasticien expressionniste du mouvement Die Brücke entre 1905 et 1913. (Illustration d'un de ses tableaux qui évolue dans ce roman; "Homme et femme s'avançant dans la mer"). Oui car à mon sens tout le génie de l'auteur est là, soit de confronter des protagonistes fictifs à des personnages réels qui ont marqué l'histoire dans le domaine artistique, notamment. Les faire revivre! Des révoltés qui se sont battus pour diverses causes, pour en citer quelques-unes l'homosexualité, l'égalité des hommes et des femmes ou encore - justement! - pour ce genre qu'est l'expressionnisme, cet art qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. (visions angoissantes, souvent, stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive). Il faut savoir que cette pratique était puissamment condamnée à l'époque. 

Monte VeritaDagmar va passer du statut de jeune pute aux expériences dévastatrices pour son corps et son âme, en continuant par la découverte de l'art en rencontrant Ernst Ludwig Kirchner qui va la prendre comme modèle et ainsi redonner confiance à son corps meurtri, et finira par être embauchée comme correctrice dans un journal anarchiste et ainsi avoir accès à la connaissance. Elle en profitera pleinement et se forgera ainsi sa propre opinion sur des sujets sensibles de l'époque. Et elle ne se gênera pas pour le clamer haut et fort! Cette jeune femme lesbienne - par la force des choses! - côtoiera justement ces personnes qui vivent en marge de la société, défendra leur cause corps et âme. J'emploie le mot corps, je pourrais utiliser le mot cul, il est très présent dans ce récit! (Vue depuis le Monte Verita sur Ascona, vous comprendrez).

Davos neige Kirchner
Mais comme je vous l'ai dit, Dagmar est aussi Bluty, cette femme devenue immortelle qui hante la capitale française de nos jours. Cette fois-ci c'est elle qui devient une minorité, une sorte de sorcière pourchassée, traquée et harcelée. Oui c'est une vampire; mais à la sauce Franck dit Bart, c'est un personnage qui aurait pu aider la société, l'humanité même, en usant de ses capacités particulières et ses pouvoirs. Mais là nous avons un être bafoué, traité avec mépris à qui on a enlevé ce qu'il y avait de plus cher. Déterminée, Bluty, tout de cuir vêtue enfourchant sa bécane, est prête à parcourir les rues de Paname et cracher sa haine. La vengeance est un plat qui se mange froid, le sang est un stimulant qui se boit chaud! Il ne fallait tout simplement pas la chercher et menacer les siens! (Illustration; Davos vu par Kirchner). 

Franck dit Bart nous raconte ce récit partagé entre une écriture poético-argotique et des propos passablement crus et frustes, mais aussi avec beaucoup d'humour! Cela passe agréablement bien, la plume de l'auteur, c'est vrai, fait couler beaucoup d'encre rouge et diabolique, mais qui se met rapidement en place pour former une succession de lignes qui nous touchent et nous percutent de plein fouet. Franck dit Bart est un habile manipulateur des mots; son vocabulaire est riche, très riche même, en expressions et en tournures quasi argotiques. J'imagine même l'auteur crachant ses mots sur le papier, atterrissant toujours à la bonne place, sans aucune correction. Un franc-parler, c'est le moins que l'on puisse dire.  

Ce récit est animé de rencontres captivantes et percutantes; nous l'avons bien compris, Franck dit Bart est fasciné par les personnages de son romans, envoûté par ces artistes du début du XXème siècles qui ont indubitablement appuyé là où ça coinçait grave. Est-ce que l'auteur aurait voulu vivre cette époque et ainsi évoluer parmi ses héros tel que Kirchner? J'en mettrais ma main au feu...

Dagmar, à mon avis, on aime ou on déteste. Après un démarrage difficile, je me suis pris au jeu des personnages qui sont d'une épaisseur magnifique. Je retiens un belle exemple de relations humaines tout au long de ce parcours et - surtout - j'éprouve un grand attachement pour cette fascinante Dagmar / Bluty qui nous donne passablement d'énergie. Une guerrière! Mais attention, ne vous en approchez pas de trop près non plus, cette charmante demoiselle poussée à bout à une soif de vengeance .. éternelle! Ah j'oubliais la Singette! La Singette merde... Ben j'en parlerai une autre fois. Bonne lecture...

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Voir les 1 commentaires - Par Paco - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en... - Publié dans : Littérature française
Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 14:56

Léviathan La Nuit"Léviathan, la Nuit", de Lionel Davoust
Don Quichotte Editions

"Son regard s'égara sur les quelques passants emmitouflés dans leurs lainages, sur les enseignes lumineuses des commerces ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Tant d'êtres humains, de consciences qui espéraient, souffraient, aimaient, bâtissaient - et pour quoi, en définitive? Mourir, en ne laissant que des larmes et des regrets, bientôt oubliés à leur tour. Des existences tels des châteaux de sable balayés par la marée, dont il ne subsistait aucune trace. Et la génération suivante recommençait le cycle, persuadée, dans l'aveuglement de la jeunesse, de sa différence. Illusion et vanité. L'espèce humaine se rengorgeait de ses progrès mais, en vérité, elle n'avait pas accompli un seul pas vers la plus importante question entre toutes: comprendre ce qu'elle faisait là."  Léviathan, la Nuit - page 415

Sommes-nous de simples pions sur cette terre, dans ce monde factice, guidés et surtout manipulés par une force supérieure qui nous fait prendre une direction, des décisions choisies et déterminées à l'avance? Sommes-nous vraiment en train de vivre notre propre vie, celle que nous avons vraiment choisie? Les proches qui évoluent autour de nous sont-ils vraiment ceux que l'on pense? Ou alors tout ce qui gravite autour de nous est finalement fabriqué; une puissante supercherie mise en place pour atteindre un but bien précis, ou même pour protéger des valeurs capitales. C'est le genre de pensées qui hantera le lecteur qui se sera approché de très près de l'univers de Léviathan!

Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, vous terminiez le premier volet de Léviathan en compagnie de Michaël Petersen. Oui souvenez-vous, notre biologiste marin nous quittait accidentellement en s'enfonçant des les eaux gelées de l'Antarctique, suite à une soudaine tempête, violente et dévastatrice. Lionel Davoust nous laissait là, nous abandonnait au bord de l'océan sans même se préoccuper de savoir si nous allions tenir le coup jusqu'à ce fameux second volet, "Léviathan, la Nuit"!

L'auteur nous démontre déjà après ce second tome qu'il maîtrise parfaitement bien la cadence de sa trilogie. Dans le premier acte, il a su nous diriger dans la direction qu'il souhaitait, en nous exposant au froid polaire, lors d'un voyage chaotique au côté de Michaël Petersen, ce biologiste marin manipulé par des forces occultes et obscures, "les initiés de La Main Gauche", qui cherchent visiblement à lui mettre des oeillères en le faisant évoluer dans une vie fictive, mais néanmoins faussement agréable. Mais Pourquoi? Beaucoup d'interrogations, de frustrations, le lecteur était confronté à quelque chose qui le dépasse totalement! Oui car Lionel Davoust dose magnifiquement bien son récit entre ésotérisme et rationnel. 

Les lecteurs de ce deuxième roman seront soulagés de savoir que Michaël Petersen a survécu, repêché in extremis par ses coéquipiers. La mer a peut-être tenté de le prendre, mais d'une certaine manière l'a tout de même épargné. L'océan... Présent à chaque instant, à tout moment... Néanmoins, le zoologiste marin sombre dans un profond coma, un état qui dépasse l'entendement pour le corps médical qui s'aperçoit que son cerveau semble tourner à plein régime; Michaël rêve. Et là l'auteur se donne à coeur joie pour nous immerger dans la conscience brumeuse de notre scientifique. Déconcertant, déroutant. Michaël est persécuté dans l'essence même de sa personne. 

Lionel Davoust rajoute dans ce deuxième acte un élément supplémentaire et fait entrer en scène l'agent spécial Andrew Leon, du FBI de Phoenix. Ce personnage, spécialiste de la cybercriminalité, va se retrouver sur la route de Michaël Petersen suite à des circonstances passablement troublantes. Ce passionné de mathématique qui passe son temps libre a concevoir de nouveaux programmes et analyses va se retrouver à la tête d'une enquête complexe, semée de cadavres; des personnes qui évoluaient, pour certaines, très près de notre zoologiste marin. Des assassinats mystérieux et incompréhensibles pour les forces de l'ordre. Qu'est-ce qui peut bien relier ce flic fédéral à Michaël Petersen? Question qui conduit tout de même vers une autre; la conscience humaine laisse-t-elle des traces dans son environnement et surtout peut-elle être détectée ou calculée scientifiquement? Je n'en dis pas plus, il me semble que je deviens un peu trop bavard.

Lorsque l'occultisme et la science se côtoient de très près, le résultat devient tout simplement saisissant! Mais lorsque l'ésotérisme semble nettement prendre le dessus sur la raison, cela devient franchement alarmant et redoutable. L'agent Andrew Leon, ayant tout de même un esprit cartésien et rationnel, va néanmoins démontrer que son esprit n'est absolument pas verrouillé aux phénomènes paranormaux. Son aide sera précieuse pour notre biologiste marin; cet homme que nous apprendrons à connaître au fil de l'intrigue servira en quelque sorte de passerelle au niveau de la compréhension.

Dans le premier tome, nous avions un Michaël Petersen un peu naïf, fasciné et en même temps terrifié par le monde marin depuis que ses parents ont disparu dans le naufrage d'un ferry alors qu'il n'avait que 7 ans. Un homme qui a tout de même tenté de dépasser ses limites en quittant sa famille pour se consacrer à la mer. Mais pourquoi cette attirance pour un monde qui l'effraye autant? Dans ce deuxième tome, l'approche du personnage va se modifier; traqué au plus profond de sa conscience, de son âme, par une force que vous découvrirez au cours de cette histoire, Michaël Peterson va acquérir des réflexes surprenants, curieux autant pour lui que pour nous. L'instinct? Son petit monde s'écroule, des garde-fous disparaissent un à un révélant ainsi un autre personnage - le véritable? - qui semble remonter à la surface de l'océan. Le biologiste marin va gentiment s'apercevoir que sa vie n'est en quelque sorte pas vraiment la sienne; constat terrifiant et affolant pour ce père de famille qui ne sait plus vraiment à qui faire confiance; même en lui. 

Qui est-il vraiment? Pourquoi le Comité, ces mages de cette puissante organisation secrète qu'est la Main Gauche tentent-ils à tout prix de faire en sorte que Michaël Petersen ne fouille pas trop dans son passé, dans son esprit? Pourquoi cherchent-ils à ce point à ce qu'il continue à vivre sa petite vie tranquille, auprès de personnages issus du Comité - professionnels de l'accommodat (manipulation) - qui jouent leurs doubles rôles à la perfection? Dans ce deuxième volume, Lionel Davoust nous donne déjà quelques réponses, le voile tombe doucement, ou plutôt juste quelques coins du voile. La conscience de notre biologiste marin paraît s'éveiller petit à petit au détriment de bien des personnes qui, malgré leur force et leur puissance surhumaines, vont commencer à sérieusement s'affoler. Que cherchent-ils à protéger à ce point?

Entre l'image du monde que nous nous faisons et l'image que nous fournie Lionel Davoust dans cette aventure mystique, le lecteur va être confronté à de nombreuses controverses. L'auteur nous pousse à nous remettre en question sur bien des valeurs qui nous semblaient acquises depuis la nuit des temps. Quelques références bibliques apparaissent lors de cette "épopée"; des affrontements entre croyants et non croyants (Main Droite et Main Gauche) vont également nous amener à revoir notre propre théorie sur des aspects fondamentaux. Qu'est-ce que la croyance en fin de compte...? Mais surtout envers qui?

Comme à la fin du premier volet, l'auteur nous laisse dans un flou presque total. Pas mal d'éléments sont à présent connus, mais il nous manque l'essentiel - évidemment - à savoir quels rôles jouent chaque personnes dans ce techno-mystico-aventuro thriller (j'ai inventé) et surtout que veut cet énigmatique entité qu'est Léviathan! Oui car dans ce roman, vous aurez le privilège de le côtoyer enfin, de l'approcher mais sans jamais savoir ce qu'il représente vraiment. Le lecteur aura sa petite idée, bien entendu, mais j'imagine que Lionel Davoust nous réserve une surprise de taille, l'apothéose, dans son troisième roman qui sortira en 2013, "Léviathan, le Pouvoir". Bonne lecture et méfiez-vous des eaux qui dorment, car dans ce roman elles ont plutôt tendance à vouloir qu'une seule chose, nous noyer.       

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Voir les 1 commentaires - Par Paco - Communauté : Passionnés de romans, parlons-en... - Publié dans : Littérature française
Dimanche 29 avril 2012 7 29 /04 /Avr /2012 14:34

"Les mots existent, ils sont faits pour être utilisés. Les mots crus servent une histoire crue, violente, dure, excessive. On n’est pas chez Virginia Woolf. L’indécence, la vulgarité, comme le disait Charles Bukowski, se situe dans le fait de mal écrire, pas dans l’usage des mots soi-disant « vulgaires »." Joseph Incardona


incardona_new.jpg

 

Voici quelques questions que j'ai absolument voulu poser à Joseph Incardona concernant son roman "Trash Circus". Il faut admettre que son livre est excessivement cru, choquant et dur. Si comme moi vous tenez à savoir ce qui a motivé l'auteur à écrire un tel ouvrage, cet interview répondra, je pense, à bien des questions que vous vous posez. Il faut dire que Joseph Incardona s'est montré très généreux dans ses réponses. Bonne lecture!

 

Paco : « Trash Circus »… Dans ma chronique, j’ai donné ma version sur ce titre assez significatif. La version officielle c’est quoi ? Pourquoi ce titre ?

Joseph Incardona : initialement, ce roman devait s’intituler « Connecting People », allusion au slogan de Nokia et au problème d’échange involontaire de téléphones portable dans la dernière partie de l’histoire, ce qui va perdre Frédéric Haltier.

Il y avait aussi l’idée de prendre à contre-pied, ce slogan absolument vide de sens puisque, dans l’univers de mon personnage, les individus sont tous sauf connectés entre eux, mais plutôt voués au « struggle for life ». C’est une connection factice, slogan uniquement destiné à vendre, à faire du profit. Aujourd’hui, 70% des échanges de communications (portables, mails, Facebook…) sont tout à fait inutiles si ce n’est enrichir les grands groupes de téléphonie mobile. Nos sociétés véhiculent, la plupart du temps, du bruit, du rien. Tout sauf de la communication et de l’échange. La désolation totale.

L’éditeur de Parigramme, François Besse, a déjà eu par le passé (récent) un procès (qu’il a gagné) parce qu’une de ses auteur a mentionné dans un roman un lieu de commerce parisien et que celui-ci a entamé des poursuites pour avoir utilisé le nom de l’enseigne.

Face à Nokia, nous n’aurions eu aucune chance si ce cas de figure s’était présenté. La censure s’est donc faite en amont. J’ai été d’accord pour changer ce titre et le remplacer par celui qui m’a été proposé, à savoir Trash Circus. Le cirque des médias, le cirque poubelle, pas celui plus noble des arts vivants.

Paco : dans certain roman, on retrouve parfois un côté un peu choquant, provocateur. Dans le votre, c’est carrément l’inverse ! Il faut se lever tôt pour trouver un passage qui n’est pas choquant, voir indécent. Pourquoi ce choix ? Il faut admettre que c’est assez extrême non ?

Joseph Incardona : personnellement, je ne vois pas de problème à utiliser les termes censés expliquer, raconter une histoire particulière. Les mots existent, ils sont faits pour être utilisés. Les mots crus servent une histoire crue, violente, dure, excessive. On n’est pas chez Virginia Woolf. L’indécence, la vulgarité, comme le disait Charles Bukowski, se situe dans le fait de mal écrire, pas dans l’usage des mots soi-disant « vulgaires ».

Je m’étonne que certains critiques n’aient pas vu le travail sur le langage, la fluidité nécessaire à une telle histoire, le rythme, le souffle, ne jamais baisser la garde, rester tendu ou encore le fait, par exemple, d’avoir utilisé à certains moments des descriptions toute faites – trouvée sur le site d’Air France, du Bouddha Bar, de l’hôtel Amrath, du stade Gerland, etc. – de lieux fréquentés par le personnage, des lieux qui n’en sont pas, désumanisés en quelque sorte et, justement, décrits de cette façon informelle car le seul but est celui de vendre, de séduire. L’homme y est juste un consommateur.

Paco : le personnage principal… Frédéric Haltier (Altier ?), tout évolue autour de lui. C’est la caricature du parfait abruti, du petit connard qui se la pète et qui est prêt à tout pour obtenir ce qu’il veut. Ecraser les autres ! Cet anesthésié de la moral – comme j’aime l’appeler – est né de quelle manière ? Etant donné que c’est vous qui l’avez créé, ressentez-vous tout de même un certain attachement pour ce minable ? Une certaine estime ?  

Joseph Incardona : j’ai lu quelque part sur un site que Frédéric Haltier (Altier, oui, très juste) est une sorte de virus, d’où l’utilisation du « je » narratif. C’est une description parfaite de ce qu’est ce personnage, je remercie ce lecteur d’avoir mieux que moi-même décrit ce qu’est, symboliquement, Frédéric Haltier. Un virus dans le sytème, un électron libre, la conséquence physique, matérielle, immorale, d’un versant possible de notre société. En ce sens, il est presque une caricature. Mais il faut forcer le trait pour mettre en garde. Si on n’est pas excessif dans un livre alors vaut mieux laisser tomber. La littérature est un miroir déformant, un thermomètre au mercure bouillonnant. Surtout le roman noir.

Il me fallait donc un virus. Il est né avec ces émissions de télé-réalité qui sont de la pure décadence : morale, esthétique, sociale, affective. S’il a fallu plus de 3 millions d’années d’évolution humaine pour en arriver là, alors, c’est que la vie, l’existence, n’a plus aucune valeur.

Quant à de l’attachement, eh bien oui, j’en ressens parce qu’il découle de l’attachement, de l’importance de ce que je suis en train de faire, d’écrire. Ce n’est pas le personnage mais le livre auquel je suis attaché. C’est comme un comédien qui interprète le rôle d’un salaud : pour bien jouer le salaud, il doit aimer son rôle, y trouver du plaisir, parce qu’il sait qu’il va servir une cause supérieure qui est une réflexion sur le salaud dans notre société : d’où vient-il ? Pourquoi est-il salaud ? Comment son attitude interagit-elle avec le monde, etc. ?

Le crime, le délit est toujours le reflet d’un moment donné de l’histoire. C’est le contexte social, économique, politique, historique qui déterminent le crime ou le comportement néfaste (ou positif, pourquoi pas ?). Le mauvais ne naît pas du vide, ile st toujours une conséquence. Je vous mets au défi de trouver un serial-killer dont l’enfance a été heureuse. Il y a une responsabilité globale, sociétale du crime. On ne peut pas l’ignorer. Frédérique Haltier, ce minable là, est important parce qu’il nous dit quelque chose sur nous-mêmes, sur notre pays, notre culture, etc.

Paco : franchement, il n’y a presque que le cul qui l’intéresse. Et il faut en plus que cela soit d’une violence extrême pour qu’il puisse se lâcher... Pourquoi avez-vous voulu que ce personnage soit aussi cynique et immoral ?

Joseph Incardona : je crois que j’ai déjà répondu avec la question suivante sur le cynisme (par celui de Diogène, mais dans le sens contemporain du terme) et l’immoralité.

Pour ce qui est du cul, c’est parce que le cul, c’est tout ce qui reste quand l’amour, l’amitié, la tendresse, l’idéal ont foutu le camp. Le cul est le dernier à mourir. C’est l’atavisme de la condition humaine, de la survie, de la reproduction de l’espèce. Par un paradoxe de l’histoire, cet homme qui roule dans une Porsche Boxster – vitrine mécanique du génie humain – est un cro-magnon. Le cul est le seul endroit où il est absolument sincère. Ce n’est pas pour lui un acte d’amour, mais un acte sexuel. Fred est distordu, perdu également dans sa sexualité (qui est double et sado-masochiste). En ce sens, il n’est pas bi-sexuel mais ni hétéro ni homo. Il a juste besoin de faire mal ou d’avoir mal pour jouir. Peu importe son partenaire ou son genre, car il ne le voit même pas, en fait. Il ne conçoit pas le plaisir, sa plénitude, sans qu’il soit filtré à travers la notion de mal, concrètement, dans la douleur.

Paco : il faut être courageux. Personnellement j’ai adhéré. Mais vous n’avez pas peur que vos lectrices et lecteurs ne vous suivent pas sur ce coup-là ? C’est tout de même extrême...

Joseph Incardona : un peu de courage pour l’écrire et pour le publier. Mais bon, c’est très relatif. Il y a des actes de bravoure et de courage bien supérieurs à celui d’écrire un tel livre, surtout lorsque la liberté d’expression nous le permet.

Pour ce qui est de « mes » lecteurs, je dirais : à chaque livre, j’essaie d’aborder le roman noir par un prisme, un angle d’attaque différent. J’espère donc être à la fois moi-même et quelqu’un d’autre à chaque nouveau livre, me répéter le moins possible. Je sais que ça peut être déroutant. Mais pour la répétition du même, le quotidien suffit.

Paco : le langage cru et profondément obscène que vous employez dans Trash Circus, c’était essentiel pour vous ? Le but était quoi ? Le maximum d’insultes en minimum de temps ?   

Joseph Incardona : le langage est fonction d’un milieu. Il le représente, le définit et inversément. Je n’emploierais pas le mot « insultes ». Je crois que j’ai déjà répondu plus haut. L’obscénité, je peux la trouver dans le langage politique courant, par exemple.

Paco : Frédéric Haltier est un inconditionnel des bastons qui suivent les matchs de foot. Sa drogue se trouve dans le milieu hooligan. Pour vous, c’est un réel problème de société ? Etes-vous intéressé par ce phénomène ?

Joseph Incardona : ce phénomène m’intrigue. Il est de plus en plus circonscrit, limité. D’ailleurs le Paris Saint-Germain de mon livre n’est déjà plus celui d’aujourd’hui, qui est devenu une multinationale comme tous les grands clubs d’Europe et permet, notamment, l’investissement frauduleux et le recyclage de l’argent sale. Je me suis toujours intéressé à ce phénomène. Il faut lire les livres de John King (Football Factory, La Meute, Aux couleurs de l’Angleterre) ou encore Parmi les hooligans de Bill Buford. Ou simplement regarder des documentaires sur Dailymotion. D’une certaine manière – et ça je le dis de front dans Trash – je ne peux pas totalement condamner ces types qui vont se foutre sur la gueule le samedi sur un parking (de commun accord, je précise). D’une certaine façon, ils sont parmi les derniers qui refusent une sorte de mondialisation, d’uniformisation par l’argent et le pouvoir de l’argent (comme beaucoup d’autres choses) d’un sport autrefois populaire. A part les cas d’une infiltration politique, ces types sont des loups solitaires qui avancent en meute. Des nihilistes. Honnêtement, qui faut-il craindre le plus : 100 ultras d’un club du nord de l’Angleterre chargés au joint et à la bière ou les organisateurs (pour ne pas les nommer) d’une Coupe du monde en Afrique du sud qui est un vrai scandale humaine, économique, écologique et social ?

Paco : ce personnage va très loin pour pouvoir se profiler dans son job ; soit se mettre en avant en écrasant les gens qui évoluent autour de lui, sans état d’âme, même plusieurs fois de suite s’il le faut ! Ce genre d’individu existe belle est bien malheureusement. Avez-vous voulu « dénoncer » ce genre de comportement, d’une certaine manière ?

Joseph Incardona : Oui. Encore une fois. Il faut montrer pour être vigilant. Regardez ce type, vous le voyez ? Eh bien méfiez-vous en ! La littérature permet cela.

Paco : quelle question auriez-vous voulu que je vous pose concernant ce roman et qui vous semblerait fondamentale, voir essentielle ? Et quelle serait la réponse ?

Joseph Incardona : la gestation et l’écriture de ce roman a-t-elle été difficile ?

Oui. Car il faut rester en contact avec le mauvais, devenir ce personnage lors des cessions d’écriture. Croire à ce qu’on fait pour être crédible vis-à-vis des lecteurs. C’est éprouvant, mais ensuite on tente d’être meilleur de ce qu’on est. Il y a un côté « Actor’s Studio » dans le fait d’écire à la première personne sur un sujet qui vous éloigné dans la vie réelle. Mais l’écriture, comme le jeu du comédien, permet, le temps de la fiction, d’être le meilleur comme le pire. En fin de compte, c’est libérateur afin d’être au plus près de soi-même.

Paco : Joseph, après ce roman trash, noir et choquant, quelle est votre direction ? Vous nous réservez encore du plus noir ? D’ailleurs est-ce possible ça…

Joseph Incardona : comme je l’ai dit, l’angle d’attaque sera différent, complètement. Est prévu pour septembre, la sortie chez Baleine de « Misty », un roman-hommage, loufoque, tendre et tragique au « hardboiled » américain. Femmes fatales (oui, au pluriel), jazz, whisky… Les déboires d’un détective privé obèse qui n’est jamais là où on l’attend et qui doit se dépatouiller avec la Vie et la Mort.

Je vous remercie pour ces éclaircissements concernant Trash Circus. C’est un roman qui méritait quelques explications non ?

Je vous remercie de m’avoir donné cet espace de parole.

 

  

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